Wi-Fi la nuit : comprendre pour choisir

Dans de nombreux foyers, la question revient régulièrement, souvent au moment du coucher :
« Est-ce qu’on devrait éteindre le Wi-Fi pour la nuit ? »

Cette inquiétude est compréhensible. Les ondes sont invisibles, le sommeil est précieux, et l’information disponible en ligne est souvent contradictoire.

Chez OuiFi, notre rôle n’est pas d’alimenter les peurs, mais d’expliquer ce que l’on sait — et ce que l’on ne sait pas — à partir de données scientifiques solides.

Ce qu’est réellement le Wi-Fi dans une maison

Le Wi-Fi utilise des ondes radio dans les bandes de fréquences 2,4 GHz et 5 GHz et, plus récemment, 6 GHz. Ces ondes font partie de la catégorie des rayonnements non ionisants, c’est-à-dire qu’elles ne possèdent pas l’énergie nécessaire pour altérer les cellules ou l’ADN humain.

C’est une distinction fondamentale. Les rayonnements réellement dangereux pour les tissus biologiques (rayons X, rayons gamma) sont d’une nature complètement différente. Le Wi-Fi, au même titre que la radio FM ou les réseaux mobiles, ne se situe pas dans cette catégorie.

Dans un logement, les bornes Wi-Fi fonctionnent en plus à faible puissance, bien en dessous des seuils réglementaires suisses et européens, et n’émettent pas en continu à pleine charge.

Ce que dit la science sur les risques pour la santé

À ce jour, malgré plus de vingt ans d’études, aucun effet néfaste avéré du Wi-Fi domestique sur la santé humaine n’a été démontré. Cette conclusion est partagée par les principales autorités sanitaires internationales.

Les études disponibles incluent :

  • des observations à long terme,

  • des mesures d’exposition réelles dans des environnements domestiques,

  • des analyses spécifiques sur le sommeil, le stress et les fonctions cognitives.

L’exposition nocturne n’est pas différente, sur le plan biologique, de l’exposition diurne. Dormir dans un logement où le Wi-Fi reste actif ne correspond pas à une situation à risque identifiée par la recherche actuelle.

Pourquoi le sommeil est malgré tout souvent associé au Wi-Fi

Lorsque des personnes disent dormir mieux après avoir coupé le Wi-Fi, l’amélioration est bien réelle — mais la cause est généralement ailleurs.

Le sommeil est fortement influencé par :

  • l’usage tardif des écrans,

  • la lumière bleue,

  • les notifications nocturnes,

  • la charge mentale liée aux messages et aux réseaux sociaux.

Couper le Wi-Fi revient souvent, indirectement, à couper les sollicitations numériques. C’est cette rupture cognitive qui améliore l’endormissement, pas l’absence d’ondes radio dans la pièce.

À propos de l’hypersensibilité électromagnétique

Certaines personnes ressentent des symptômes qu’elles attribuent aux ondes électromagnétiques. Ces symptômes existent, et doivent être pris au sérieux sur le plan humain.

Cependant, les études menées en double aveugle montrent de manière répétée que les symptômes ne sont pas corrélés à l’exposition réelle au Wi-Fi. Ils apparaissent aussi lorsque les émissions sont absentes, et disparaissent parfois lorsqu’elles sont présentes sans que la personne le sache.

Le consensus scientifique actuel penche donc vers des mécanismes de stress, de perception ou de contexte, plutôt que vers un effet biologique direct du Wi-Fi.

Alors, faut-il couper le Wi-Fi la nuit à la maison ?

Le rôle de OuiFi n’est ni de trancher ces questions, ni de se substituer aux autorités médicales ou scientifiques.

Notre responsabilité est d’expliquer comment fonctionne un réseau domestique, de relayer l’état actuel des connaissances tel qu’il est établi par les organismes publics de référence, et de configurer les installations en respectant les choix de chaque foyer.

Certains clients souhaitent laisser leur Wi-Fi actif en permanence. D’autres préfèrent une coupure programmée ou un fonctionnement réduit la nuit. Ces décisions relèvent de préférences individuelles. D’un point de vue technique, elles sont toutes légitimes, et aucune n’est imposée par OuiFi.

Notre engagement est simple : faire en sorte que le réseau fonctionne de manière fiable, sécurisée et conforme aux attentes de celles et ceux qui l’utilisent.

Parce qu’un bon réseau ne dicte pas les usages. Il s’adapte à la façon de vivre de chaque foyer.

References bibliographiques

Office fédéral de la santé publique (OFSP), Suisse

L’OFSP ne publie pas une page unique “Wi-Fi et santé”, mais il met à disposition des fiches et ressources sur le rayonnement non ionisant (incluant champs électromagnétiques comme Wi-Fi)
https://www.bag.admin.ch/fr/fiches-dinformation-rni

ANSES (France) – Exposition aux radiofréquences et santé

ANSES – Agence nationale de sécurité sanitaire : ondes électromagnétiques et santé
https://www.anses.fr/fr/content/les-ondes-electromagnetiques-les-actions-de-lanses


SCENIHR / Commission européenne

SCENIHR – Possible effects of Electromagnetic Fields (EMF) on Human Health
https://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_scenihr/docs/scenihr_o_007.pdf


Études sur l’hypersensibilité électromagnétique (incluant travaux de Röösli)

La littérature scientifique sur l’hypersensibilité électromagnétique (EHS/IEI-CEM) est dispersée, mais voici une source fiable listant des publications pertinentes, y compris celles de Martin Röösli
https://ehtrust.org/science-on-electromagnetic-sensitivity/

Remarque sur Martin Röösli : Ses travaux sur la sensibilité électromagnétique et les effets des champs électromagnétiques sont souvent cités dans des revues spécialisées. Une revue récente publiée dans Frontiers in Public Health inclut une analyse autour de ce thème (et cite également Röösli comme co-auteur). — https://www.frontiersin.org/journals/public-health/articles/10.3389/fpubh.2025.1603692/full

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